Lancement de la capsule « Le pari de la parité »!

Longueuil, 9 mars 2017 – Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, le réseau Montérégiennes d’influence, un projet coordonné régionalement par la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM), a lancé un outil d’éducation populaire visant à sensibiliser la population, les groupes et les élu-es à la pertinence ainsi qu’aux raisons d’adopter la parité.

Pourquoi la parité?

D’abord, il existe des arguments économiques de taille. Les études tendent à démontrer que par exemple, les entreprises qui possèdent un conseil d’administration paritaire ont des rendements supérieurs. Et que lorsqu’elles font face à des crises, elles ont tendance à s’en sortir plus facilement.  En effet, les études démontrent que la parité a des effets sur la diversité de la composition des équipes et c’est cette diversité au niveau des expériences, des points de vue, de la manière de penser et des réseaux de contacts qui apportent des bienfaits. Le processus de prise de décision ne se déroule pas de la même manière. En règle générale, il y aura plus de discussions et plus de questions posées avant de prendre une décision lorsque l’on a affaire à une équipe paritaire. Le choc des idées et des opinions dans le cadre de débats laissent place à l’émergence de nouvelles idées novatrices ou à de nouvelles manières de faire. La parité engendre donc l’innovation.

Véronique Pronovost, coordonnatrice régionale du projet, explique qu’il y a des raisons autres que financières ou économiques à atteindre la parité. « Pour nous, la parité demeure d’abord et avant tout une question d’égalité entre les femmes et les hommes. Dans ce cadre, nous croyons que l’atteinte de la parité sert des objectifs démocratiques clairs en offrant une représentation de la population plus fidèle à la réalité. Se faisant, la parité vient donc corriger une inégalité qui persiste depuis toujours. »

Quels effets ?

Les effets d’une augmentation du nombre de femmes au sein des instances seraient nombreux. Parmi ceux-ci, on note la déconstruction de certains stéréotypes sexuels féminins ET masculins en plus d’offrir des modèles plus variés aux filles et aux femmes. À cet égard, l’exemple de la Suède est souvent mentionné. En effet, après trois mandats à la tête du gouvernement suédois (1981-1996), Gro Harlem Brundtland, la première femme à assumer le rôle de première ministre, incarnait à ce point la norme que les jeunes garçons suédois demandaient à leurs parents si les hommes pouvaient eux aussi devenir premier ministre du pays.

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