Des données qui portent à réflexion

Les femmes constituent la moitié de la population éligible à voter. Pourtant, elles représentent moins de 20 % des élus dans nos instances démocratiques.

Pourquoi? Comment changer les choses?

Voici quelques liens et des informations intéressantes pour alimenter votre réflexion personnelle et professionnelle.

Le taux d’activité économique des femmes n’a cessé d’augmenter depuis 1976. De 45,8 % qu’il était alors, les chiffres de 2011 nous confirment qu’il s’établit maintenant à 74,4 %. C’est à dire qu’aujourd’hui, trois femmes sur quatre contribuent très activement au développement du Québec.

Pour les femmes âgées de 25 à 54 ans, le taux a augmenté, de façon continue, de 45,9 % en 1976 à 84,0 % en 2011, un chiffre inférieur de seulement 5,6 points de pourcentage à celui des hommes du même âge.

Ces données sont tirées du Portrait statistique des femmes sur le marché du travail, préparé par l’économiste Ruth Rose et publié en 2013 pour le Comité consultatif Femmes et développement de la main-d’œuvre.

La parité des femmes et des hommes en gouvernance est donc un sujet d’une grande importance.

Alors que les femmes participent au même niveau économique que les hommes, elles ne représentent qu’à peine un cinquième des présences sur les conseils d’administration des grandes entreprises et des organisations publiques.

Encore des défis à relever!

Les femmes ont fait de grands progrès, au fil des 30 dernières années, au plan professionnel et économique ainsi que dans le domaine des métiers traditionnellement réservés aux hommes.

Par exemple, elles sont maintenant plus de 2 000 à étudier à l’École Polytechnique de Montréal, alors qu’elles n’étaient que quelques dizaines il y a 25 ans au moment de la tragédie de Polytechnique. Les femmes composent aussi la majorité des étudiantes en médecine, au Québec. Une situation qu’on peut qualifier d’encourageante.

Cependant, au plan de la gouvernance et de la présence des femmes qui occupent les postes de décision dans les entreprises et dans les instances politiques et démocratiques, il reste encore beaucoup à faire. Les femmes sont peu visibles et peu présentes alors qu’elles représentent pourtant plus de 50 % de l’électorat…

Les rapports de pouvoir et d’influence ne sont pas représentatifs de la réalité. Montérégiennes d’influence s’intéresse à ce dossier.

Source : Rapport du Conseil du statut de la femme

Le Conseil du statut de la femme se préoccupe depuis plusieurs années de la place des femmes dans les conseils d’administration des entreprises québécoises. Et pour cause. Les instances de ces sociétés sont encore loin de la parité entre les femmes et les hommes. Cette situation n’évolue que lentement dans bien des secteurs d’activités.

La résistance à la percée des femmes dans les C. A. ressemble à celle observée dans les hautes fonctions des entreprises : une barrière qualifiée de plafond de verre empêcherait les femmes de progresser jusqu’au sommet.

Plusieurs facteurs expliquent la faible présence des femmes dans les postes de pouvoir, comme les préjugés, le traditionnel réseautage au sein du boys club, ce cercle fermé des vieux copains, etc. Également, la difficile articulation du travail et de la famille freinent l’accès des femmes aux C. A. des organisations.

En plus d’être sous-représentées, les administratrices se retrouvent souvent dans des domaines d’activité associés aux rôles traditionnellement féminins, comme le secteur des services (23 %), tandis que les secteurs considérés comme masculins, tels que l’industrie des mines, du pétrole et du gaz, se montrent plus fermés à la représentation féminine dans les C. A. (7 %).

En 2013, la Table des partenaires influents dévoilait sa stratégie3 pour accélérer la progression des femmes dans les sociétés cotées en bourse dont le siège social est au Québec. Ce regroupement de dix membres, créé en 2012 par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, et coprésidé par Monique Jérôme-Forget et Guy St-Pierre, avait pour mandat de proposer des moyens pour augmenter la représentation des femmes dans la haute direction et les conseils d’administration des sociétés cotées.

Considérant que les quotas légaux ne constituent pas la solution à privilégier au Québec, les membres de la Table ont retenu comme stratégie la mise en œuvre de mesures volontaires.

Sans imposer de contraintes, ils ont invité les sociétés visées à s’inspirer des cibles et des délais suivants pour hausser la représentation des femmes dans les C. A. :

  • 20 % d’ici 5 ans
  • 30 % d’ici 10 ans
  • 40 % d’ici 15 ans

Pour télécharger le rapport complet, cliquez ici.

Source : LesEchos.fr

Allemande parlement

Manuela Schwesig, ministre sociale-démocrate de la Famille (SPD). – Photo Stéphanie Pilick/AFP

Le gouvernement a adopté trois projets de loi pour améliorer la vie des entreprises. Il introduit un quota de femmes aux conseils des groupes.

Le projet de quota de femmes dans les conseils de surveillance suscite des résistances.

Le gouvernement d’Angela Merkel a adopté trois projets de loi censés améliorer la vie des entreprises, même si ces dernières sont partagées sur les effets précis. Le Conseil des ministres a entériné l’introduction d’un quota de femmes aux conseils de surveillance des sociétés, l’encadrement des petits syndicats catégoriels et un plan de 21 mesures de réduction de la bureaucratie. Les trois projets doivent encore franchir l’étape du Parlement.

Qualifiée d’historique, la future loi imposant un quota de 30 % de femmes aux conseils des 108 plus grandes entreprises allemandes est sans doute la plus controversée au sein du patronat.

« Nous discutons d’un tel quota depuis plus de trente ans et avons essayé pendant douze ans sur une base volontaire, a expliqué Manuela Schwesig, ministre de la famille sociale-démocrate (SPD). Je suis convaincue qu’un changement culturel va avoir lieu. »

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20141212/lec1_monde/0204009170677-berlin-veut-feminiser-les-conseils-des-grands-groupes-1074318.php?sEgApbTcKysK2cgw.99

http://www.lesechos.fr/journal20141212/lec1_monde/0204009170677-berlin-veut-feminiser-les-conseils-des-grands-groupes-1074318.php